À MESURE QUE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE REDÉFINIT LES CONTOURS DE LA CRÉATION, UNE QUESTION S’IMPOSE : JUSQU’OÙ PEUT-ELLE ALLER ?

Pour l’écrivain et penseur Najib Abdelhak, la réponse est sans appel. L’intelligence artificielle peut analyser, apprendre, reproduire, parfois même surprendre. Mais elle ne peut se substituer à l’intelligence humaine. Car la création ne naît jamais d’un simple calcul. Elle naît d’une émotion, d’une faille, d’un regard, d’une mémoire.

Ni dans l’écriture, ni dans l’art, ni dans la pensée, une machine ne peut faire émerger la sensibilité, la sincérité, la spontanéité ou cette part d’incertitude qui donne toute sa force à une œuvre. Et surtout, elle ne sait pas rêver.

À travers cette réflexion, l’écrivain et penseur rappelle une évidence souvent oubliée : derrière chaque texte qui bouleverse, chaque œuvre qui traverse le temps et chaque idée qui fait avancer le monde, il y a une conscience, une expérience vécue et cette irréductible part d’humanité qu’aucun algorithme ne pourra jamais reproduire.