LE PEUPLE MAROCAIN – UN EXEMPLE D’UNITÉ ET DE SACRIFICE POUR LA PATRIE

De toutes les régions du Maroc, grandes et petites villes, villages, douars, hameaux et autres bourgades, des hommes, des femmes, des jeunes, des moins jeunes, de toutes les identités, arabes, berbères, sahraouis ont sauté dans un camion, un autobus, un train pour se diriger vers la porte du Sahara marocain. Ils ont tout laissé derrière eux pour aller servir la mère patrie. Un exemple d’unité extraordinaire qui montre à quel point les Marocains aiment leur terre et y sont attachés, quitte à mourir pour elle. Ils laissent leur vie derrière eux et partent pour l’inconnu, avec dans le cœur cette volonté certaine de libérer les territoires du Sud marocain. Sans armes, sans violence, une marche pacifique, trace le chemin de la liberté pour toute une nation. Le coran comme viatique et le corps érigé en symbole de résistance, de résilience, de courage, de bravoure et d’abnégation. Le mot d’ordre est simple, marcher, marcher encore, avancer dans les terres, libérer les territoires occupés, parcelle après parcelle, mètre après mètre, le cœur vaillant, le pas leste et la foi rivée au cœur. Un cœur rompu à l’amour du pays. Un cœur qui palpite et qui fait résonner les pas des Marocains sur le sable, tel un hymne à la liberté des peuples. Les femmes et les hommes marchent ensemble. Ils chantent, ils récitent des sourates du coran, ils entonnent l’hymne de la nation. Ils crient leur jour d’aller libérer leurs frères et sœurs du Sahara marocain. En marchant, ils avalent les kilomètres, le cœur palpitant à la vue des barbelés, qui marquent des frontières imaginaires. Ils avancent, forcent le mirage à définir ses contours révélant une terre à reconquérir, au-delà des fils barbelés et des tracés illusoires face à la détermination de 350 000 Marocains décidés d’aller au bout de leur pèlerinage. De temps à autre, un bivouac. La nuit, on dort sous des tentes, en allume un feu pour célébrer la joie d’être en mission, on rompt le pain, on partage un repas et on rêve du Sahara, qui est déjà le nôtre, parce qu’il l’a toujours été, parce qu’il a engendré de grandes dynasties marocaines, parce qu’il gravé dans la pierre l’Histoire glorieuse de nos ancêtres qui ont régné sur une grande partie de ce Sud jusqu’au cœur du Sahel.  

A l’aube, on fait sa prière, après des ablutions sur le sable, avec le sable, pour aller le plus loin possible dans la reconquête des terres marocaines. Chacun sa besace. Chacun son livre sacré entre les mains ou contre la poitrine. Tous unis dans une seule marche, celle de la libération. Celle de la liberté de tout un peuple, qui a forcé le destin, qui a montré au monde que le pacte entre le Roi et le Peuple revêt une sacralité divine.