“L’ÉCRAN DES ILLUSIONS” DE INTISSAR HADDIYA – QUE RESTE-T-IL DU RÉEL ?

L’Écran des illusions est un roman contemporain qui explore les dérives affectives et psychologiques de l’ère numérique.
À travers une relation virtuelle apparemment bienveillante, le récit interroge la manière dont les écrans façonnent les désirs, brouillent les repères et fragilisent les certitudes.
Entre tension psychologique et réflexion sociale, le roman met en lumière une question centrale de notre époque : que reste-t-il du réel lorsque l’émotion se construit derrière un écran ?
L’histoire est simple. À 51 ans, Dr C. mène une vie maîtrisée : des journées rythmées par les consultations, des soirées silencieuses dans un appartement parfaitement ordonné. Un soir, un message inattendu apparaît sur son téléphone. Il s’appelle Larbi. Inconnu cultivé, attentionné, presque trop.
Au fil des échanges, il devient une présence rassurante. Elle attend ses messages, sourit à son écran, se surprend à se sentir heureuse.
Pourtant, quelque chose se fissure. Des incohérences apparaissent. Les certitudes se brouillent, l’équilibre vacille. Lorsque le virtuel s’invite dans la réalité, les émotions deviennent un terrain glissant.
Et si la plus grande des illusions était celle que l’on crée soi-même ?
Pour Intissar Haddiya: “Ce roman est né de l’observation de notre société et de mes lectures.
Nous ne sommes plus seulement des individus : nous sommes devenus des projections, des récits que nous construisons en ligne.
Je voulais comprendre comment des personnes instruites, rationnelles, autonomes peuvent se laisser happer par des relations virtuelles séduisantes. L’Écran des illusions est une mise en garde douce mais ferme : à l’ère numérique, la distance émotionnelle et l’esprit critique sont devenus essentiels”.
L’Écran des illusions n’est pas un roman technophobe, mais une œuvre lucide sur notre rapport intime au numérique. Il traite des questions suivantes :
L’amour et la solitude à l’ère des écrans. La fabrication des identités numériques. La manipulation émotionnelle et cognitive. La frontière floue entre réel et virtuel. La vulnérabilité affective des individus connectés. La responsabilité personnelle face aux récits numériques.


