L’ALLIANCE STRATÉGIQUE MAROC/ALGÉRIE – ENTRE RIVALITÉ, MÉMOIRE ET RÉVEIL DES CONSCIENCES

L’histoire tumultueuse entre le Maroc et l’Algérie est empreinte d’une complexité qui ne cesse de se dévoiler. Alors que l’Algérie, née de la lutte pour l’indépendance et devenue un département français en 1848*, a cherché à affirmer son identité face à une colonisation brutale, le Maroc a su, sous la conduite d’un monarque stratège issu d’une monarchie ancestrale, bâtir une diplomatie respectée sur la scène internationale. Mes chers lecteurs, ce contraste entre deux nations, jadis unies par des luttes communes, s’est transformé en rivalité amère, exacerbée par des enjeux historiques et géopolitiques.

Il faut parfois avoir l’audace de dire tout haut ce que tout le monde murmure. Le Maroc et l’Algérie : deux pays qui se regardent dans le miroir de l’Histoire sans jamais se reconnaître tout à fait. Deux frères qui partagent le même sang du Maghreb, mais que la fierté mal placée empêche encore d’échanger un sourire sincère.

Et pourtant, derrière les discours politiques et les frontières closes, il reste cette vérité nue : nous sommes faits du même sable, du même vent, du même rêve d’Afrique qui avance.

Un passé commun et une fracture de mémoire 

Il fut un temps où la solidarité n’était pas un mot, mais un geste. Le Maroc, fidèle à son esprit d’indépendance et de fraternité, a offert asile et soutien au FLN algérien. Nos montagnes ont abrité leurs espoirs, nos cœurs leurs prières. Mais après 1962, le vent a tourné. À peine libérée, l’Algérie s’est emmurée dans une méfiance incompréhensible, presque maladive. Comme si la liberté, au lieu de guérir, avait laissé une cicatrice d’orgueil.

Cette trahison silencieuse a transformé la fraternité en rivalité et a permis aux autres nations charognards de prospérer et de se positionner en donneurs de leçons*. (Vous avez compris mon message…) Et depuis, chaque geste du Maroc est observé de là-bas avec suspicion — comme si notre succès était une offense, notre stabilité une provocation.

Le Maroc, une diplomatie de lumière dans un monde de nébuleuses 

Pendant que certains font de la politique un ring, le Maroc en a fait un art. Sous le règne visionnaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, la diplomatie marocaine est devenue une symphonie d’équilibre et de constance. Une politique d’ouverture sans naïveté, d’audace sans arrogance.

Les alliances avec les grandes puissances, le retour triomphal à l’Union africaine, la consolidation des partenariats avec les États-Unis, l’Europe et les pays du Golfe — tout cela a façonné un Royaume respecté, écouté, parfois envié.

Mais la grandeur d’un pays ne se mesure pas qu’à la puissance de ses traités : elle se mesure à la paix intérieure qu’il inspire à son peuple. Et sur ce point, le Maroc demeure un îlot de cohérence dans un monde fracturé.

L’Impact des références historiques 

L’Algérie, en tant que département français jusqu’à son indépendance, a été façonnée par des décisions qui ont souvent ignoré les aspirations profondes de sa population. Le référendum de 1961, bien que marquant un tournant, a été organisé sans tenir compte des véritables droits des Algériens, illustrant comment un département colonisé ne peut être libéré par une simple consultation populaire.

Les relations entre les deux pays, empoisonnées par des rancœurs historiques, continuent de se dégrader. L’Algérie, en proie à ses démons intérieurs, a utilisé la rivalité avec le Maroc comme un moyen de détourner l’attention de ses propres faiblesses. Le Sahara occidental est devenu le symbole de cette lutte, un enjeu utilisé pour masquer les échecs internes et maintenir une union par la haine.

L’Héritage des bâtisseurs 
De la Marche Verte à la marche du progrès 

Mes chers et respectueux lecteurs, en évoquant l’avenir du Maghreb, comment ne pas rappeler ce moment où le Maroc tout entier marcha, en 1975, vers son destin ? La *Marche Verte, orchestrée par Feu Sa Majesté Hassan II — que Dieu ait Son âme —, ne fut pas une marche contre quelqu’un, mais *pour quelque chose : pour l’unité, pour la paix, pour la dignité. Comme le dit le dicton : « Qui sème le vent récolte la tempête » ; le Maroc a choisi de semer la paix.

Aujourd’hui, à la veille du *cinquantenaire de cette épopée, cette flamme renaît sous une autre forme. *Le Maroc d’abord avance, non plus sur les dunes du Sahara, mais sur les chemins de la réforme, sous la conduite d’un Roi bâtisseur et clément.   

Sa Majesté Mohammed VI a su, dans une époque d’agitation mondiale, répondre à la jeunesse marocaine avec écoute et bienveillance — réformant la santé, refondant l’éducation, réveillant la conscience nationale.

Cet élan, discret mais réel, rappelle que la vraie marche verte n’est plus géographique : elle est morale. C’est celle d’un peuple qui continue d’avancer, sans haine, sans revanche, mais avec foi dans son Roi et dans son avenir.

L’Algérie et le syndrome du miroir

Pendant ce temps, notre voisin continue de dialoguer avec ses fantômes. L’Algérie officielle préfère ressasser l’Histoire plutôt que d’en écrire une nouvelle. Le Sahara occidental lui sert de prétexte permanent, comme si chaque échec interne devait trouver son coupable à l’Ouest. Mais la vérité, c’est qu’un pays ne se construit pas sur la rancune : il se construit sur la responsabilité.

Et si demain, la réconciliation devait s’écrire, elle ne naîtra pas d’un sommet diplomatique, mais d’un sursaut d’humanité. D’un geste de confiance, peut-être d’un sourire entre deux peuples qui, au fond, ne se sont jamais vraiment haïs.

Vers une réconciliation réaliste, pas romantique 

L’idée d’un Maghreb uni n’est pas un rêve naïf. C’est une nécessité géopolitique, économique, culturelle. Mais la réconciliation n’a de sens que lorsqu’elle repose sur la sincérité. Le Maroc, fort de ses institutions et de la clairvoyance de son souverain, peut tendre la main sans baisser la tête. Nous n’avons rien à prouver — seulement à inspirer.

Car l’histoire, tôt ou tard, finit toujours par récompenser la constance. Et le Maroc, fidèle à ses racines et à sa modernité, trace son chemin avec cette élégance tranquille qui dérange ceux qui n’ont plus de boussole.

La force tranquille d’un Royaume qui se bâtit encore 

Ce n’est pas un hasard si, cinquante ans après la Marche Verte, le Maroc s’impose comme une référence africaine et arabe de stabilité et d’intelligence diplomatique. C’est le fruit d’un héritage vivant, d’une transmission entre deux Rois bâtisseurs, d’un peuple fidèle, et d’un rêve collectif : celui d’un Royaume qui n’attend pas que l’Histoire le serve — il la construit.

Alors, si réconciliation il doit y avoir, qu’elle commence d’abord par la réconciliation avec nous-mêmes. Avec nos valeurs, nos pères, notre mémoire. Et qu’au moment de célébrer cette Marche Verte, chacun se souvienne que le plus grand voyage n’est pas celui qu’on fait vers le Sud… Mais celui qu’on entreprend, humblement, vers soi-même.

Je tiens également à exprimer ma *profond gratitude* envers tous ceux qui ont servi cette nation avec bravoure et sincérité, en contribuant à son confort et à son avenir. Leur dévouement et leur courage restent gravés dans notre mémoire collective, rappelant que, comme le dit le proverbe, « La valeur d’un homme se mesure à la façon dont il traite ceux qui sont en dessous de lui ».