DÉFICIT BUDGÉTAIRE – 5,5 MILLIARDS DE DIRHAMS À FIN JUILLET 2026

Selon les dernières données de la Trésorerie Générale du Royaume, le déficit budgétaire s’est réduit à fin juillet 2026.
Une baisse qui se situe à 48 milliards de dirhams, contre 53 milliards de dirhams à la même période de 2025, soit une amélioration d’environ 5,5 milliards de dirhams sur un an. Cette évolution intervient dans un contexte de progression soutenue des recettes fiscales, conjuguée à une accélération des dépenses ordinaires et d’investissement.
Dans ce contexte, le solde ordinaire s’est établi à 4,45 milliards de dirhams à fin juillet 2026, contre 16,47 milliards de dirhams un an auparavant. À l’inverse, les comptes spéciaux du Trésor et les SEGMA ont dégagé un excédent de 18 milliards de dirhams, contre un déficit de 5,8 milliards de dirhams à fin juillet 2025.
Ainsi, recettes ordinaires ont atteint 261 milliards de dirhams à fin juillet, en hausse de 8,3% par rapport aux 241 milliards enregistrés un an plus tôt. Cette progression repose principalement sur les recettes fiscales, qui se sont appréciées de 12,9% pour atteindre 237 milliards de dirhams. Dans le détail, les impôts directs ont généré 117 milliards de dirhams, soit une hausse de 13,1%. Les droits de douane ont progressé de 14,1%, à 10,5 milliards de dirhams. Les recettes de TVA se sont établies à 69 milliards de dirhams, en augmentation de 12%, tandis que les taxes intérieures de consommation ont atteint 23 milliards de dirhams, en hausse de 13,9%.
En ce qui concerne les recettes non fiscales, elles ont reculé de 23,3%, passant de 31 milliards de dirhams à fin juillet 2025 à 24 milliards de dirhams un an plus tard. Cette baisse s’explique notamment par le recul de la rubrique « autres recettes », qui regroupe entre autres les fonds de concours, les recettes en atténuation de dépenses de la dette et diverses recettes des départements ministériels. La hausse des prélèvements fiscaux a ainsi largement compensé la contraction de ces ressources non fiscales.
Au niveau des dépenses, les charges ordinaires ont progressé plus rapidement que les recettes. Elles se sont élevées à 256 milliards de dirhams, soit une hausse de 14% sur un an. Cette progression est principalement portée par les dépenses de biens et services, qui ont augmenté de 14,2% pour atteindre 202 milliards de dirhams. Les intérêts de la dette se sont, pour leur part, élevés à 30 milliards de dirhams, en progression de 2,7% par rapport à fin juillet 2025.
Sans oublier que les dépenses d’investissement se sont établies à 72 milliards de dirhams à fin juillet 2026, contre 65 milliards à la même période de l’année précédente. Elles progressent ainsi de 10,2%, soit environ 7 milliards de dirhams supplémentaires en un an.