GAZODUC NIGERIA-MAROC : LA GAMBIE SALUE UN PROJET STRATÉGIQUE POUR L’AFRIQUE DE L’OUEST

La Gambie a exprimé son soutien au projet de Gazoduc africain atlantique reliant le Nigeria au Maroc, saluant une initiative appelée, selon elle, à renforcer l’intégration énergétique et économique des pays d’Afrique de l’Ouest.
S’exprimant dimanche à Lungi, en Sierra Leone, en marge de la 69e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, le ministre gambien des Affaires étrangères, Sering Modou Njie, a rendu hommage à l’impulsion donnée par le roi Mohammed VI à ce chantier régional.
Le responsable gambien participait à la cérémonie consacrée à la signature de l’accord intergouvernemental encadrant le développement du Gazoduc africain atlantique. Il a souligné la portée de ce projet qui, au-delà de la liaison entre le Nigeria et le Maroc, doit connecter plusieurs pays membres de la CEDEAO et faciliter leur accès à une nouvelle infrastructure énergétique commune.
Long de près de 6 800 kilomètres, le futur gazoduc doit acheminer le gaz naturel nigérian le long de la façade atlantique du continent jusqu’au Maroc. Il devrait ensuite être raccordé au réseau gazier européen, tout en desservant les différents pays situés sur son tracé.
Pour Banjul, l’intérêt du projet réside avant tout dans les retombées attendues pour les économies ouest-africaines. L’amélioration de l’accès à l’énergie pourrait soutenir la production d’électricité, accompagner le développement industriel et contribuer à réduire les déficits énergétiques qui freinent encore la croissance de plusieurs États de la région.
Sering Modou Njie a estimé que les pays d’Afrique de l’Ouest avaient beaucoup à gagner de cette infrastructure, qualifiant l’initiative royale de particulièrement importante pour leur avenir économique. Il a également insisté sur la place centrale de l’énergie dans les politiques nationales de développement et dans la transformation structurelle des économies africaines.
Le ministre gambien a, dans ce contexte, adressé les remerciements et les félicitations de son pays au roi Mohammed VI, ainsi qu’au gouvernement et au peuple marocains, pour leur engagement en faveur de ce projet continental.
La prise de position de la Gambie intervient alors que les États membres de la CEDEAO viennent d’adopter le cadre intergouvernemental destiné à organiser le développement du gazoduc. Cette étape doit permettre d’harmoniser les engagements des pays concernés, de préciser les mécanismes de gouvernance et de préparer la mobilisation des financements nécessaires à sa réalisation.
Initialement lancé dans le cadre du partenariat stratégique entre Rabat et Abuja, le Gazoduc africain atlantique bénéficie désormais d’un soutien régional plus affirmé. Les déclarations du chef de la diplomatie gambienne illustrent cette appropriation progressive par les pays de la CEDEAO, qui voient dans l’infrastructure non seulement un moyen d’améliorer leur sécurité énergétique, mais également un levier d’intégration et de prospérité partagée.


