CEPICI – UN BILAN 2025 SOLIDE QUI CONFIRME L’ATTRACTIVITÉ DE LA CÔTE D’IVOIRE

À l’heure du bilan, le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) affiche des résultats qui traduisent une dynamique d’attractivité renforcée et une montée en puissance du secteur privé.
Réunis à Abidjan le 19 février 2026, les responsables de l’institution ont dressé un tableau globalement positif de l’année 2025, marqué par une progression des investissements, un tissu entrepreneurial en expansion et des indicateurs de gouvernance en amélioration.
Une dynamique soutenue dans des investissements privés
L’année 2025 s’est distinguée par un volume d’investissements privés agréés atteignant 812 milliards FCFA, contre 741,46 milliards FCFA en 2024, soit une hausse de 9,6 %. Cette progression, saluée par la directrice générale Solange Amichia, confirme la capacité du CEPICI à capter l’intérêt des investisseurs dans un environnement régional pourtant concurrentiel.
Sur la période 2021–2025, l’institution a contribué à hauteur de 4 242 milliards FCFA d’investissements privés dans le cadre du Plan national de développement (PND), soit un taux de réalisation de 66 % des objectifs fixés. Un niveau de performance significatif qui témoigne de la pertinence des réformes engagées et des efforts de facilitation des affaires.
Un tissu entrepreneurial en expansion
Au-delà des montants mobilisés, le CEPICI enregistre une dynamique encourageante du côté des projets et des entreprises. En 2025, 154 projets ont été agréés, contre 146 l’année précédente, traduisant une progression constante de l’activité.
Les intentions d’investissement, bien qu’en retrait par rapport au pic de 2024, restent élevées avec 5 108 milliards FCFA, confirmant la confiance des opérateurs économiques. Cette dynamique devrait générer 5 910 emplois permanents, en hausse de 22,5 %, un indicateur clé dans un contexte de recherche d’inclusion économique.
Autre signal fort : la prédominance des investisseurs nationaux, qui représentent 51 % des investissements agréés. Cette évolution illustre la consolidation du capital privé ivoirien et son rôle croissant dans la transformation productive du pays.
Dans le même temps, 26 988 entreprises ont été créées en 2025, soit une progression de 6 %. Cette vitalité entrepreneuriale s’accompagne d’une fréquentation accrue des services du CEPICI, notamment du Guichet unique (+30 %) et des plateformes digitales (+7 %), ainsi que d’un intérêt soutenu des délégations d’investisseurs (+2 %).
Des progrès reconnus sur la scène internationale
Les performances du CEPICI s’inscrivent dans un contexte plus large d’amélioration du climat des affaires en Côte d’Ivoire. En 2025, le pays a enregistré des avancées notables dans plusieurs indices internationaux, notamment le B-READY, l’Indice Mo Ibrahim et l’Indice de perception de la corruption.
Ces progrès traduisent les efforts consentis en matière de gouvernance, de transparence et de qualité des services publics, des facteurs déterminants pour l’attractivité des investissements.
Cap sur l’accélération des réformes
Fort de ces acquis, le CEPICI entend franchir un nouveau cap dès 2026. L’institution s’engage dans une phase d’accélération, portée par l’Agenda des réformes 2026–2028 et le renforcement des mécanismes de facilitation.
Les priorités porteront notamment sur les clusters industriels identifiés dans le PND, ainsi que sur le développement des énergies renouvelables, secteurs jugés stratégiques pour une croissance durable. En parallèle, une transformation organisationnelle est prévue, avec le regroupement des services dans de nouveaux locaux et la mise en place d’un modèle économique renouvelé.
Une institution au cœur de la transformation économique
Au regard de ces résultats, le CEPICI confirme son rôle central dans la stratégie de développement économique de la Côte d’Ivoire. En consolidant la confiance des investisseurs, en stimulant l’entrepreneuriat local et en améliorant l’environnement des affaires, l’institution s’impose comme un levier clé de la transformation structurelle du pays.
Si des défis subsistent, notamment en matière de mobilisation intégrale des objectifs du PND, la trajectoire actuelle reste porteuse, avec un secteur privé de plus en plus engagé et un cadre institutionnel en constante amélioration.


