RAJAÄ CHERKAOUI EL MOURSLI – UNE AUTRE IDÉE DE L’ÉNERGIE AU FÉMININ

Rajaâ Cherkaoui El Moursli est une femme qui s’illustre grâce à son travail et les qualités qui marquent son engagement pour la science humaine. La grande scientifique marocaine a obtenu le prix Breakthrough 2025, l’une des plus prestigieuses distinctions scientifiques au monde, en physique fondamentale. Chercheuse spécialiste en physique des hautes énergies et en physique nucléaire, scientifique de renom, Rajaâ Cherkaoui El Moursli est considérée comme l’une des femmes scientifiques les plus influentes d’Afrique du Nord, mais pas seulement. Son nom figure cette année, avec quatre autres scientifiques marocains, parmi les 200 meilleurs chercheurs au monde dans le classement de l’Indice de développement académique 2025.

Née à Salé en 1954, Rajaâ Cherkaoui El Moursli décroche son PhD en physique nucléaire à Grenoble en 1982. Elle intègre ensuite l’Université Mohammed V de Rabat où elle impose d’emblée son empreinte. “j’ai contribué à la création du premier master en physique médicale et à la formation de la première génération de physiciens médicaux au Maroc ”, rappelle-t-elle.

Dès 1996, elle est impliquée dans des recherches collaboratives pour étudier les propriétés des particules subatomiques et leur rôle dans l’univers. “Je fais partie de plusieurs projets européens comme MARSU (sur la surveillance de la pollution atmosphérique) et KM3NeT (Cubic Kilometre Neutrino Telescope), où j’ai dirigé des équipes de recherche au Maroc et collaboré avec des institutions internationales de premier plan comme le CNRS et le CEA”, détaille-t-elle. Sa participation à des recherches majeures au CERN (Conseil européen pour la recherche nucléaire), “notamment la découverte du boson de Higgs, un tournant majeur dans le domaine de la physique des particules”, lui confère une notoriété internationale. Le projet aboutit en 2012. En 2015, Rajaâ Cherkaoui obtient le prix L’Oréal-Unesco 2015 pour les Femmes et la Science dans la catégorie Afrique et États arabes, un hommage mondial à sa contribution à la découverte du Boson de Higgs. En 2022, elle décroche une médaille de la TWAS (The World Academy of Sciences) pour l’ensemble de ses travaux et en 2024, elle figure dans la liste prestigieuse Forbes 50 Over 50 qui distingue les femmes les plus influentes dans son domaine.