TROMPE LŒIL

Ce qui vaut pour les États-Unis d’Amérique vaut, à des degrés variés, pour des pays comme la Chine, pour des « démocraties européennes » où les minorités payent un lourd tribut aux nationalismes qui ont la peau dure, à la xénophobie, à l’ostracisme, aux racismes dans toutes leurs ramifications et variations, aux marginalisations, aux stigmatisations qui ont droit de cité mettant en place des clivages dangereux, des fractures sociales qui menacent de donner corps à des débordements ingérables, à des conflits apparentés à des guerres civiles. Cela vaut aussi pour des pays comme le Brésil, comme l’Inde, comme la Russie où les populations souffrent et se font écraser chaque jour davantage. Avec le spectre mortifère du Covid-19 qui a facilité tant de prise de décisions allant dans le sens d’une poigne de fer et d’une mainmise sans merci sur toutes les populations mondiales.
Ceci pour dire que nous vivons aujourd’hui dans un monde de façades en trompe-l’œil, avec de gros mensonges servis comme vérités absolues. Car celui qui détient les moyens de communications détient le pouvoir d’imposer ses vérités. Ce mythe des démocraties est une plaisanterie de mauvais goût qui ne leurre plus que les imbéciles. Ce monde généré par le tout technologique et par la croissance à tout-va est un monde horrible. Un monde noir et obscur. Un monde de crimes contre l’humanité. Un monde sans repères. Un monde complètement fou où l’argent est roi et où les armes dictent les lois. Un monde de désaxés, de criminels, de personnes dangereuses se comptent par centaines de millions, de personnes qui vivent dans la pauvreté la plus inhumaine, un monde de réfugiés du pain et du climat, un monde où les nouveaux-nés meurent par millions à chaque instant, un monde où les femmes sont battues, violées et vendues. Un monde où les drogues sévissent, où les prisons et les asiles poussent comme des champignons.
Si c’est cela la civilisation qu’on nous vend à grand renfort de mensonges médiatiques, c’est que ce monde ne mérite en aucun cas d’être sauvé. C’est que ce monde est devenu une gigantesque prison à ciel ouvert, avec des frontières et des barricades partout où pour passer d’un point à l’autre il faut s’arranger pour ne pas être noir, ni basané, ni rouge, car après le culte horrible de l’Aryen, l’Occident nous impose aujourd’hui celui du blanc qui doit, coûte que coûte, être supérieur à toutes les couleurs de cet arc-en-ciel qu’est la Terre.


