SITUATION DES BARRAGES AU MAROC – LES RÉSERVES DÉPASSENT LES 74%

Il a suffit d’une seule saison de pluie pour que le taux global des réserves des barrages double, passant de 38,3% à 74,1%, soit une progression exceptionnelle. Cette évolution reflète non seulement l’effet des précipitations récentes, mais également une meilleure rétention des apports hydriques dans plusieurs bassins.
Les bassins hydrauliques du nord et du centre du pays affichent des performances particulièrement élevées.
Le Tensift atteint 96,3% de remplissage, frôlant la pleine capacité. Plusieurs ouvrages y sont totalement remplis, confirmant une situation hydrique très favorable pour cette région.
Le Bouregreg, avec 92,7%, continue de jouer un rôle clé dans l’approvisionnement en eau potable, notamment grâce au barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah, qui maintient un niveau élevé.
Le bassin du Loukkos affiche quant à lui 91,7%, avec plusieurs barrages déjà saturés, illustrant une dynamique positive durable dans le nord du Royaume.
Avec 85,8% de remplissage et plus de 4,6 milliards de m³, le bassin du Sebou confirme sa place centrale dans le système hydrique national.
Des barrages majeurs comme Al Wahda, Idriss Ier ou encore El Kansera concentrent des volumes considérables, assurant à la fois l’alimentation en eau potable, l’irrigation agricole et le soutien aux activités économiques dans plusieurs régions stratégiques.
Dans l’est du pays, le bassin de la Moulouya atteint désormais 72% de remplissage, porté par des barrages proches de leur capacité maximale, à l’image de Sur Oued Za et Mohammed V.
Le bassin de l’Oum Er-Rbia enregistre également une progression notable avec 59,9%, malgré des disparités internes. Si certains barrages affichent des niveaux confortables, d’autres, comme Al Massira, restent en deçà, ce qui tempère la performance globale du bassin.
Le bassin du Souss-Massa atteint 56%, avec plusieurs barrages quasiment pleins. Toutefois, les volumes globaux restent limités comparativement aux bassins du nord.
Le Guir-Ziz-Ghéris s’établit à 54,5%, tandis que le Drâa-Oued Noun reste en retrait avec 40,2%, malgré une légère progression. Ces niveaux traduisent des apports pluviométriques encore insuffisants pour combler totalement le déficit accumulé ces dernières années.