LUTTE ANTI DROGUES – SURVEILLANCE, ANTICIPATION ET PRÉVENTION PERMANENTE

« Le Maroc demeure convaincu que le problème mondial des drogues constitue une responsabilité commune et partagée, qui exige une réponse collective, une coopération sous-régionale, régionale et internationale renforcée entre les États, fondée sur la confiance mutuelle, l’échange d’informations et la coordination opérationnelle, telles que consignées dans les documents politiques que nous avons négocié et adopté à Vienne depuis 2009 ». C’est en substance, ce qu’a souligné l’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations Unies à Vienne, Azzeddine Farhane, lors du débat général de la 69e session de la Commission des stupéfiants, qui se tient du 9 au 13 mars 2026. Pour le diplomate marocain, « sans coopération entre les États, sans confiance mutuelle, on ne peut pas combattre, d’une manière efficace et efficiente, le trafic transfrontalier des drogues ». Dans de sens, le responsable marocain a précisé que dans la perspective de la conférence ministérielle prévue en 2029, le Maroc a proposé d’engager une réflexion collective autour de trois pistes concrètes visant à renforcer la coopération internationale.
Dans cette perspective, la première piste concerne le renforcement des capacités internationales de surveillance et d’anticipation face aux nouvelles menaces, notamment celles liées aux drogues synthétiques et aux nouvelles substances psychoactives, à travers l’amélioration des mécanismes d’alerte précoce et l’intensification de l’échange d’informations scientifiques et opérationnelles, a fait savoir le diplomate.
La deuxième étape porte sur la consolidation d’une approche équilibrée et centrée sur la personne, à travers le renforcement des politiques de prévention, l’amélioration de l’accès aux services de traitement et de prise en charge des addictions, ainsi que le développement des stratégies de réhabilitation et de réinsertion sociale.
La troisième partie est consacrée à l’adaptation des mécanismes de coopération internationale aux nouvelles réalités du trafic, notamment en renforçant la lutte contre l’utilisation des technologies numériques par les réseaux criminels et la coordination dans la lutte contre les flux financiers illicites liés au trafic de drogues.
« Ces pistes pourraient contribuer à stimuler la réflexion collective au sein de notre Commission sur les lacunes et les écueils qui compromettent la coopération internationale face aux défis évolutifs du problème mondial des drogues, dans un esprit de responsabilité et de solidarité, loin de toute approche exiguë et non-collaborative ayant des soubassements idéologiques et politiques », insiste le diplomate qui a également rappelé que « le Maroc poursuit ses efforts soutenus pour lutter contre le trafic de drogues et démanteler les réseaux criminels impliqués dans ce phénomène, a poursuivi M. Farhane, notant que les saisies effectuées en 2025 se sont élevées à 540,71 tonnes de résine de cannabis, 98,74 tonnes d’herbe de cannabis, 1.924,33 kilogrammes de cocaïne, 6,14 kilogrammes d’héroïne et 1.785.837 comprimés psychotropes, dont la majorité a été interceptée au niveau de la frontière de la région Est du Royaume ».