INSTRUMENTALISATION DES VOIES MARITIMES – LE MAROC DÉNONCE LA DÉMAGOGIE ET L’OPPORTUNISME

Participant au débat ouvert de haut niveau sur la sécurité maritime présidé par le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani, dont le pays assume la présidence du Conseil de sécurité pour le mois d’avril, Omar Hilale a dénoncé les menaces de fermer le détroit d’Ormuz, qui se veut une « artère vitale » pour l’énergie dans le monde entier.
Le diplomate marocain qualifie la situation actuelle de « profondément préoccupante », l’ambassadeur a souligné qu’aucun État, quelles que soient ses prétentions à la légitimité, n’a le droit de prendre le monde en otage à cause de ses voies maritimes. « Les mers sont un patrimoine commun à toute l’humanité et non pas des cartes de chantage dans les mains de ceux qui ont érigé l’hostilité en doctrine politique depuis des décennies ». Le responsable marocain a aussi condamné les attaques perpétrées en mer d’Arabie, dans le golfe d’Aden et en mer Rouge, par des groupes armés à la solde de certains pays, les qualifiant de violations flagrantes du droit international et de la Charte des Nations Unies. Il a affirmé que le Royaume du Maroc dénonce avec vigueur ces attaques odieuses contre les navires commerciaux qui ne sont justifiées par aucune logique politique ou idéologique.
L’ambassadeur marocain a appelé la communauté internationale à assumer sa “responsabilité historique”, affirmant qu’il est inacceptable de permettre que la géographie devienne l’otage de l’idéologie et que les voies maritimes se transforment en armes entre les mains de pays qui, depuis des décennies, font de la déstabilisation, de l’ingérence dans les affaires d’autrui et du soutien aux milices armées, une politique régionale, en faisant fi de leurs obligations internationales et des appels de la communauté internationale.
Omar Hilale a ajouté que la sécurité maritime n’est plus une question secondaire, mais plutôt un pilier essentiel de l’architecture de la paix et de la sécurité internationales, rappelant que plus de 90% du commerce mondial transite par les mers et les océans. Toute atteinte à la liberté de navigation ou à la sécurité des détroits constitue ainsi une “attaque directe contre les économies des peuples et leurs moyens de subsistance”.