Gazoduc Nigeria-Maroc : le Liberia salue un projet transformateur pour l’Afrique de l’Ouest

Le président du Liberia, Joseph Boakai, a salué le projet de Gazoduc africain atlantique reliant le Nigeria au Maroc, qu’il considère comme une avancée déterminante pour l’avenir économique et énergétique de l’Afrique de l’Ouest.
S’exprimant dimanche à Lungi, en Sierra Leone, en marge de la 69e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, le chef de l’État libérien a souligné la portée régionale de cette infrastructure d’envergure.
Joseph Boakai a attribué l’impulsion de ce projet à la vision du roi Mohammed VI, estimant que le futur gazoduc allait bien au-delà de sa seule fonction énergétique. À ses yeux, il représente un investissement structurant, susceptible de transformer durablement les économies des pays concernés et de contribuer à leur développement collectif.
Le président libérien a exprimé la reconnaissance de son pays au Royaume du Maroc pour cette initiative, qu’il a présentée comme une réalisation devenue nécessaire face aux défis énergétiques et économiques auxquels la région reste confrontée.
Le Gazoduc africain atlantique doit permettre l’acheminement du gaz naturel nigérian vers plusieurs pays situés le long de la façade atlantique, avant d’atteindre le Maroc. Au-delà de l’approvisionnement énergétique, cette infrastructure pourrait favoriser la production d’électricité, soutenir l’industrialisation et renforcer les échanges économiques entre les États traversés.
Pour Monrovia, l’intérêt du projet réside également dans sa capacité à stimuler les investissements, à développer les infrastructures nationales et à créer de nouvelles perspectives pour les entreprises et les populations d’Afrique de l’Ouest.
Joseph Boakai a insisté sur le fait que le gazoduc devait être envisagé comme un véritable outil de transformation économique régionale. La mise en place d’un réseau énergétique commun pourrait, selon cette lecture, améliorer la compétitivité des économies concernées et réduire les obstacles liés à l’insuffisance des infrastructures.
Le président libérien a également mis en avant la dimension politique et symbolique du projet. Celui-ci illustrerait, selon lui, les résultats que les nations africaines peuvent obtenir lorsqu’elles font le choix de la coopération et de la complémentarité plutôt que celui de l’isolement et de la fragmentation.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par le renforcement du soutien des pays de la CEDEAO au Gazoduc Nigeria-Maroc. Initialement lancé dans le cadre d’un partenariat entre Rabat et Abuja, le projet s’impose progressivement comme une initiative collective destinée à renforcer l’intégration énergétique et économique de l’ensemble de la région.
Le soutien exprimé par le Liberia confirme ainsi l’intérêt croissant des États ouest-africains pour une infrastructure perçue non seulement comme un moyen de sécuriser leur accès à l’énergie, mais aussi comme un levier de croissance, de coopération et de prospérité partagée.


