AFRICAN LION 2026 AU MAROC – 4500 ENGAGÉS DANS DES MANŒUVRES MILITAIRES GRANDEUR NATURE

Depuis le 20 avril 2026, les manœuvres militaires conjointes entre le Maroc et les USA montent en puissance et réalisent des actions concrètes de premier ordre. Cette opération, organisée au Maroc, au Ghana, au Sénégal et en Tunisie, rassemble «plus de trente nations et environ 4 500 participants pour des opérations d’entraînement militaire». Le dispositif met en exergue «l’intégration de la “force totale” de l’armée de l’air américaine, avec environ 100 personnels d’active, de la garde nationale aérienne et de la réserve», illustrant la coordination entre différentes composantes des forces aériennes.
Cette coopération réunit des formations de la réserve, notamment la 88ᵉ escadrille de transit aérien et la 514ᵉ escadrille de soutien. Les responsables militaires précisent que «la 88ᵉ escadrille de transit aérien travaillera aux côtés de la 2ᵉ compagnie de liaison de tirs navals et aériens du corps des Marines des États-Unis et des forces armées royales marocaines pour atteindre les objectifs d’entraînement et exécuter des opérations de soutien dans des conditions réelles».
Des unités de la garde nationale aérienne issues de plusieurs États américains doivent également être déployées, certaines au Maroc — telles que les 123ᵉ, 165ᵉ et 235ᵉ escadrilles spécialisées —, d’autres en Tunisie, où «les 124ᵉ et 243ᵉ escadrilles mèneront des activités d’entraînement». Les forces d’active comprennent, pour leur part, la 1ʳᵉ escadrille de communications de combat basée à Ramstein, chargée de «soutenir l’entraînement aux opérations intégrées et le partage d’informations et de données via la liaison Link-16 au Maroc», tandis que la 435ᵉ escadrille de soutien aux déploiements conduit un exercice de poste de commandement en Tunisie.
Pour le commandant des forces aériennes américaines en Europe et en Afrique indique que «l’exercice African Lion met en évidence les capacités dynamiques des aviateurs de la “force totale”» et qu’il constitue «une occasion déterminante d’accroître l’état de préparation et la capacité à opérer sans discontinuité avec des partenaires africains et internationaux dans un environnement complexe et multidomaine». Les autorités militaires ajoutent que cette opération est conçue pour «améliorer l’interopérabilité entre les participants, y compris les alliés de l’OTAN, et développer la capacité de réponse aux crises et aux contingences en Afrique et au-delà». Par ailleurs, «la collaboration multinationale renforce le réseau de coalition, garantissant aux États-Unis l’accès et l’influence nécessaires pour contrer les avancées d’acteurs malveillants sur les ressources et les intérêts souverains des partenaires».