CASABLANCA-SETTAT ENGAGE 35 MDH POUR MODERNISER SON SYSTÈME D’INFORMATION RÉGIONAL

La Région Casablanca-Settat accélère la transformation numérique de son administration. Elle vient de lancer un appel d’offres portant sur la conception, le déploiement et la maintenance d’un système d’information régional intégré, pour un montant estimé à 35 millions de dirhams. L’ouverture des plis est programmée le 8 septembre 2026.

À travers ce projet, le Conseil régional entend se doter d’une infrastructure numérique capable de centraliser ses données et d’automatiser une grande partie de ses procédures internes. L’objectif est de réduire la dispersion de l’information entre les différentes directions, d’améliorer la circulation des documents et de permettre aux responsables régionaux d’accéder plus rapidement à des données fiables.

La future plateforme couvrira plusieurs fonctions essentielles au fonctionnement de la collectivité. Elle intégrera notamment le pilotage de la performance, la gestion des ressources humaines, le traitement du courrier, le suivi des projets régionaux, la gestion des conventions de partenariat, les opérations financières ainsi que l’archivage électronique des documents.

Le volet consacré aux ressources humaines devra centraliser les informations relatives au personnel, aux parcours professionnels, à l’assiduité, au recrutement et à l’évaluation des performances. La Région souhaite ainsi disposer d’une vision consolidée de ses effectifs et simplifier le traitement des procédures administratives qui les concernent.

Le système devra également offrir des instruments de planification, de suivi et d’évaluation des projets conduits par le Conseil régional. Les responsables pourront suivre leur état d’avancement, les délais de réalisation, les ressources mobilisées et les indicateurs de performance associés. Cette centralisation doit permettre d’identifier plus rapidement les retards et de renforcer le pilotage des programmes régionaux.

La gestion des conventions conclues avec les partenaires publics et privés sera, elle aussi, dématérialisée. La plateforme devra assurer leur enregistrement, leur suivi et leur archivage, tout en facilitant le contrôle des engagements pris par les différentes parties. Les fonctions financières permettront, pour leur part, de suivre la programmation budgétaire, la comptabilité et la production des rapports nécessaires à la gouvernance régionale.

Au-delà de la simplification des procédures, l’enjeu réside dans l’amélioration de la qualité de la donnée publique. La Région ambitionne de disposer d’une information homogène, actualisée et traçable, susceptible d’éclairer les décisions de ses responsables et de limiter les risques liés aux doubles saisies, aux documents dispersés ou aux procédures encore traitées manuellement.

La conception de la solution devra prendre en considération l’organisation actuelle de la collectivité, les circuits de validation existants et les interactions entre les différentes directions. Il ne s’agit donc pas uniquement d’installer de nouveaux outils informatiques, mais de repenser progressivement les processus de travail afin de les adapter à un fonctionnement plus intégré.

Le marché prévoit le recours à une architecture technologique moderne, évolutive et interopérable. Les différents modules devront communiquer entre eux et pouvoir être adaptés aux transformations futures de l’administration régionale, sans nécessiter une refonte complète de la plateforme.

La cybersécurité constitue l’un des principaux impératifs du projet. La protection devra concerner aussi bien les applications et les infrastructures techniques que les règles d’accès, la gestion des utilisateurs et l’organisation interne. Le prestataire retenu devra notamment se conformer aux exigences applicables aux applications web établies par la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information ainsi qu’aux référentiels de l’Open Worldwide Application Security Project.

La solution devra également garantir des niveaux élevés de disponibilité, de performance et de continuité de service. Dans une administration appelée à gérer des données financières, contractuelles et professionnelles sensibles, la sécurisation des échanges et la traçabilité des opérations apparaissent comme des conditions indispensables à la réussite du chantier.

Avec cet investissement, Casablanca-Settat cherche à dépasser la simple dématérialisation documentaire pour engager une transformation plus profonde de sa gouvernance. Le futur système d’information devrait constituer l’ossature numérique commune des services régionaux et accompagner, à terme, une gestion plus coordonnée, plus transparente et davantage fondée sur la donnée.