CHIFFRE D’AFFAIRES DE OCP GROUPE – 20 MILLIARDS DE DIRHAMS AU PREMIER TRIMESTRE 2026

Le groupe OCP a enregistré un chiffre d’affaires de 20,1 milliards de dirhams (MMDH) au premier trimestre 2026, contre 21,6 milliards un an auparavant. En effet, groupe OCP a réalisé un chiffre d’affaires de 20,1 milliards de dirhams au premier trimestre 2026, contre 21,59 MMDH à la même période de l’année précédente. Cette évolution reflète notamment les effets de conversion liés à la dépréciation du dollar américain ainsi que la baisse des volumes d’acide phosphorique et d’engrais. Le groupe indique que cette baisse a été partiellement compensée par la hausse des prix de vente réalisés sur ces deux catégories de produits.
La marge brute s’est établie à 11,97 MMDH, contre 14,9 MMDH un an auparavant, soit un taux de marge brute de 60%, contre 69% au premier trimestre 2025.
L’EBITDA a atteint 5,66 MMDH, contre 7,49 MMDH à la même période de l’année précédente, générant une marge EBITDA de 28%.
Les dépenses d’investissement ont totalisé 10,14 MMDH au premier trimestre 2026, contre 5,93 MMDH un an auparavant. Cette hausse traduit l’accélération des décaissements liés aux investissements stratégiques dans les infrastructures industrielles, hydriques et d’énergies renouvelables.
Le marché mondial des engrais est resté marqué par des tensions sur l’offre au cours du trimestre. OCP souligne notamment l’absence prolongée des exportations chinoises de phosphates, qui devrait se poursuivre au moins jusqu’en août 2026, ainsi que la baisse des exportations en provenance du Moyen-Orient dans un contexte de tensions géopolitiques régionales.
Le groupe mentionne également des retards ponctuels de chargements liés à des conditions météorologiques défavorables au début de l’année.
Les tendances de la demande ont varié selon les régions. Au Brésil, les importations sont restées relativement stables. En Inde, les achats ont ralenti en raison de niveaux de stocks élevés constitués en 2025. En Europe, les achats anticipés ainsi que la mise en œuvre du mécanisme CBAM ont pesé sur la demande. Plusieurs marchés africains ont continué à faire face à des contraintes logistiques et à des retards d’expédition. Aux États-Unis, le ralentissement de la demande domestique a conduit les producteurs à augmenter leurs volumes exportés.