GAZODUC NIGERIA-MAROC – LA DERNIÈRE LIGNE DROITE

Rabat et Abuja vont signer un accord intergouvernemental pour accélérer le projet de Gazoduc Africain Atlantique reliant les deux pays sur près de 6.900 km. D’un investissement de 25 milliards de dollars, le pipeline ambitionne d’acheminer jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz par an vers l’Afrique de l’Ouest et l’Europe.
Selon le ministère nigérian des Affaires étrangères, le Maroc et le Nigeria vont procéder à la signature d’un accord intergouvernemental au quatrième trimestre 2026 afin d’accélérer la mise en œuvre du projet. Cet accord devrait être conclu entre S.M. le Roi Mohammed VI et S.E.M. Bola Tinubu, président de la République fédérale du Nigeria, à la suite des études techniques préliminaires déjà réalisées. Cette avancée a été évoquée lors d’un entretien téléphonique, tenu le 8 mai 2026, entre le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita et son homologue nigériane Bianca Odumegwu-Ojukwu.
En effet, le Gazoduc Africain Atlantique prévoit la construction d’un pipeline hybride offshore et onshore de près de 6.900 kilomètres le long de la façade atlantique africaine. Le projet disposerait d’une capacité maximale de 30 milliards de mètres cubes de gaz par an.
Selon les données communiquées par l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), environ 15 milliards de mètres cubes seraient destinés à l’approvisionnement du Maroc et à l’exportation vers les marchés européens. Dans cette perspective, le projet ambitionne également de renforcer l’intégration énergétique régionale en desservant plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest tout au long de son tracé.
Dans ce cadre, les échanges entre Rabat et Abuja portent également sur le développement de partenariats dans le secteur des engrais, considéré comme stratégique pour la sécurité alimentaire en Afrique. Les deux parties ont aussi souligné la nécessité de réactiver le Conseil d’affaires Maroc-Nigeria afin de stimuler les investissements et les échanges commerciaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et de l’accord de non-double imposition existant entre les deux pays.


