LES AMBITIONS DE LA BOURSE DE CASABLANCA À L’ÉCHELLE AFRICAINE

Pour Brahim Benjelloun Touimi, président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, les choses sont claires: « Le 6 avril 2026, date de lancement du marché à terme au Maroc est, en fait, un point de départ. L’ambition, exprimée par les autorités publiques marocaines et qui est également la nôtre au niveau du Conseil et des dirigeants de la Bourse de Casablanca, est de faire de celle-ci une place financière de référence sur le continent africain. Elle le sera par la réalité de ce qui est patiemment construit par l’ensemble des composantes de l’Ecosystème financier : Ministère de l’Economie et des Finances, Bourse de Casablanca, Superviseurs, AMMC, Bank Al Maghrib, ACAPS, Banques, Assurances, Sociétés de bourse, sociétés de gestion et leurs associations professionnelles. Avec le marché à terme, le Maroc rejoint un cercle très restreint de places africaines dotées d’une infrastructure de dérivés listés, d’une Chambre de Compensation robuste et d’un cadre juridique solide.
L’ambition pour la place de Casablanca est triple : Approfondir d’abord la liquidité et la maturité du marché. Attirer ensuite les investisseurs institutionnels internationaux qui regardent, d’abord, la diversité et la complétude des instruments disponibles. Enfin, rayonner sur l’Afrique comme point d’accès privilégié au capitaux internationaux à destination du continent dans la logique du projet AELP qui interconnecte les bourses africaines. En fait, la fragmentation des marchés africains freine le financement du développement. Le marché à terme contribue à la profondeur qui manque encore au continent ».


