LUTTE CONTRE ALZHEIMER – UN RÉGIME ALIMENTAIRE ADAPTÉ POURRAIT APPORTER DES BIENFAITS

Face aux réalités de plus en plus complexes de la maladie d’Alzheimer, de nouvelles études font progresser les recherches.
L’une des toutes dernières propose une autre approche de la maladie. Les résultats de cette étude ont été publiés le 8 avril 2026 dans Neurology, la revue médicale de l’Académie américaine de neurologie, l’une des institutions de référence en matière de santé cérébrale. Les chercheurs ont suivi près de 93 000 personnes sur une moyenne de onze ans. Une cohorte large, diversifiée, et représentative de plusieurs communautés aux États-Unis. Parmi les pistes explorées, l’alimentation occupe une place de plus en plus centrale. Dans ce sens, les scientifiques ont étudié un régime alimentaire très spécifique. Le régime identifié comme protecteur repose sur les végétaux. Céréales complètes, fruits, légumes, noix, légumineuses, huiles végétales, thé, café : voilà les aliments associés à un risque moindre de démence. Les participants qui en consommaient le plus présentaient un risque réduit de 7 % par rapport à ceux qui en consommaient le moins. Un chiffre modeste en apparence, mais significatif à l’échelle d’une population. À l’inverse, les végétaux de mauvaise qualité comme les sucres ajoutés, les jus de fruits industriels, les céréales raffinées, les pommes de terre transformées… sont associés à un risque accru de 6 %. La leçon est claire : manger végétal ne suffit pas. La qualité de ce que l’on met dans l’assiette compte autant que la catégorie d’aliments choisie.
Les chercheurs ont analysé l’évolution des habitudes alimentaires sur dix ans chez 45 000 participants. Ceux dont l’alimentation s’est dégradée au fil du temps présentaient un risque de démence supérieur de 25 %. Ceux qui, au contraire, ont amélioré leur alimentation ont vu leur risque baisser de 11 %. De plus, l’effet protecteur a été constaté même chez les personnes ayant adopté ce régime après 60 ans. Adopter de meilleures habitudes alimentaires à un âge avancé garde donc un intérêt réel. Les auteurs de l’étude le soulignent eux-mêmes : la qualité du régime végétal reste le facteur déterminant, quel que soit l’âge auquel on l’adopte.


