MAROC-USA : UNE ALLIANCE OPTIMALE

D’un point de vue stratégique, la consolidation et le renforcement des relations entre le Maroc et les États-Unis d’Amérique, n’est pas une vue de l’esprit, mais un grand nombre de projets et de visions incarnées, qui sont devenus concrets sur le terrain montrant à quel point deux pays amis de longue date peuvent capitaliser sur leur passé commun et optimiser leurs relations bilatérales et faire de la coopération tous azimuts un levier solide en termes de prévisions et défis communs. Cette alliance se traduit par une vision holistique d’une part et d’autre de l’Atlantique. Politiquement, Rabat et Washington sont sur la même longueur d’onde. Appui bilatéral, une vision de la géopolitique inclusive, avec des objectifs clairs : la paix, la coopération, le développement et le respect des particularités de chaque pays et de sa diversité culturelle et historique. C’est ce qui explique le respect dont jouit le Royaume dans les arcanes du pouvoir aux USA. Un respect construit depuis des siècles, mais renforcé par les prises de positions de feu Hassan II et par la clairvoyance de Sa Majesté le Roi, Mohammed VI. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la solidité et la profondeur des rapports entre le Président Donald Trump et le Souverain. C’est ce qui explique la place de choix qu’occupe le Maroc dans les cercles du pouvoir à Washington, de la Maison Blanche et son Bureau ovale au Pentagone, en passant par le Congrès et le Sénat. Cette même place dont la réciprocité n’est plus à vérifier à Rabat, avec tout le travail diplomatique effectué par les chancelleries de part et d’autre, dans une vision claire des intérêts communs. D’ailleurs, dans ce sens, la singularité des relations entre le Maroc et les USA est érigée en exemple dans le Monde arabe et en Afrique. Mieux, le Maroc joue son rôle de facilitateur et d’initiateur de grands partenariats panarabe et panafricain. Le Maroc étant la porte d’entrée pour le continent et toute la région, grâce à la confiance mutuelle entre les deux nations et surtout à ce qui fait du Royaume un allié de taille pour Washington : une grande stabilité politique, une sécurité optimale, un climat des affaires très convaincant, des projets structurants de grande envergure, des échanges économiques, avec une balance commerciale importante.
Dans ce cadre, il faut citer le partenariat militaire entre le Maroc et les États-Unis dont le fer de lance est la vision African Lion dont une grande partie des manœuvres a lieu au Maroc, donnant ainsi corps à des échanges d’expertise, à la mise en place d’une méthode de formation à long terme, non seulement pour l’armée marocaine, mais également pour des pays africains dont l’élite est désormais formée sur le sol marocain. Cela se traduit concrètement par une feuille de route 2026-2036, qui est un plan couvrant l’antiterrorisme, la modernisation des Forces armées royales (FAR) et l’élargissement des exercices conjoints comme African Lion. Le Centre AMTEC, qui est un hub régional basé à Tan-Tan et acté en juillet 2026 pour la formation, l’expérimentation de drones et l’innovation technologique de défense. L’intégration technologique puisque le Maroc devient le premier pays africain à accéder au système d’interopérabilité sécurisé Link-16 de l’OTAN. Sans oublier l’Industrie de défense et de maintenance, qui permet la Co-production et des contrats de soutien technique, illustrés par le contrat de 19,3 millions de dollars avec Pratt & Whitney, signé en septembre 2026 et le programme de maintenance des F-16.
Au niveau économique, la solidité est claire : Les États-Unis figurent parmi les tout premiers partenaires commerciaux du Royaume, occupant la place de 4e fournisseur et 6e client du Maroc, avec des échanges bilatéraux dépassant les 7 milliards de dollars. Une coopération économique rehaussée par un Accord de libre-échange (ALE) unique en son genre en Afrique subsaharienne et maghrébine, étendu aux secteurs de pointe (aérospatiale, énergies, intelligence artificielle).
Cela se traduit dans de nombreux secteurs de premier ordre :
Industrie et automobile : Le Maroc positionne ses plateformes industrielles pour attirer des investissements américains et exporter des composants à forte valeur ajoutée.
Agriculture et phosphates : Les engrais et produits phosphatés occupent une place historique stabilisée, avec des facilités d’importation sur le marché américain.
Énergies vertes et technologies : Les deux pays renforcent leurs liens dans la transition énergétique, les technologies durables et l’innovation numérique.
Infrastructures et logistique : Des entités comme l’Agence Nationale des Ports (ANP) continuent d’explorer des synergies directes avec les réseaux portuaires et institutionnels américains.
Le tout couronné par l’excellence des relations diplomatiques, avec la reconnaissance du Sahara. Rabat a acté le soutien de Washington à la souveraineté marocaine et au plan d’autonomie comme base de solution.
C’est dire tout le poids de cette alliance unique en son genre qui ouvre de grandes perspectives d’avenir pour les deux pays.