GOUVERNEMENT AKHANNOUCH – FIN DE PARTIE

Cafouillages, dérapages, ratages, erreurs de jugement, manque flagrant de prise de conscience de la gravité de la situation, le gouvernement Akhannouch s’est mêlé les pinceaux et s’est embourbé dans des déclarations vides de sens, des approximations et autres sorties hasardeuses faisant montre de toutes ses limites face à une profonde crise de confiance politique et sociale.

Ce n’est pas un fait de société anodin. Souvenez-vous des manifestations pacifiques des jeunes marocains, malgré de nombreux incidents graves, dont trois décès tragiques et de nombreux blessés, y compris au sein des forces de l’ordre, ces sorties dans les rues du pays ont montré par les faits et de manière incontestables toutes les limites du gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch, secrétaire général du RNI et chef du gouvernement dans ses deux versions 1 et 2. En cinq années d’exercice, de nombreuses failles ont été identifiées, des ratages, des défaillances, une très mauvaise gestion de la chose publique, une coupure nette avec la base du peuple marocain, une forme d’arrogance, couplée parfois à des insultes et des jugements de valeurs qui ont profondément heurté le peuple marocain. Sans oublier des secteurs entiers qui souffrent de dysfonctionnements systémiques, tels que la santé, l’éducation, l’enseignement supérieur, le travail, l’habitat, la justice, le commerce, le tourisme, la transition numérique, l’agriculture et la pêche maritime, la culture et la jeunesse, laissée pour compte et considérée comme la dernière roue du carrosse. Ce qui a conduit à un ras-le-bol généralisé finissant dans les rues du Royaume exigeant la démission de la coalition au pouvoir tout en lui demandant des comptes sur la mauvaise gestion, sur la corruption, sur le manque d’équité et d’égalité sociale.
Face à la colère des jeunes marocains qui ne demandent que des droits indiqués dans la Constitution du pays, les membres du gouvernement n’ont pas pris la mesure de la gravité de la situation. Pire, ils ironisent sur ce qui arrivent, posent en photos, font des sorties hasardeuses se mélangeant les pinceaux, entre celui qui confond versets du Coran et Hadith du Prophète, l’autre qui n’arrive même pas à lire une page écrite en arabe, l’autre qui se fait coincé par une journaliste qui lui demande du concret sur une question concrète et qui perd tous ses moyens, l’autre qui s’adresse à un journaliste comme si c’était un interrogatoire allant jusqu’à hisser le ton et lui signifier qu’il le menace, alors que le journaliste ne faisait que lui répéter ce que la rue hurle haut et fort… Cette incapacité de lire une simple petite page d’un paragraphe a poussé certains jeunes à dire que « Voyez-vous, c’est pour cela que le gouvernement a besoin d’une réforme draconienne de l’éducation et de l’enseignement, puisque nos ministres sont incapables de faire des phrases correctes et de lire une simple phrase sans faire autant de fautes ! ».
Pendant ce temps, d’autres ministres rasent les murs et ont disparu du paysage attendant la fin de la tornade. Ce qui dénote d’un manque de responsabilité criard à un moment où le peuple marocain a besoin de réponses crédibles, concrètes et logiques. Au lieu de discours clairs et concis, au lieu d’ouvrir le dialogue dans le respect avec les jeunes et écouter leurs points de vue, de les comprendre, de les assimiler et d’essayer d’y répondre avec responsabilité, les uns et les autres donnent dans des déclaration oiseuses et complètement surréalistes faisant montre d’un manque flagrant de tout sens de la logique tel que la situation l’exige, puisqu’il s’agit de l’avenir de la jeunesse marocaine.
C’est triste et affligeant de voir ces membres de gouvernement lors de la veillée pour l’âme de Feu Hassan II prendre la pose pour des photographies, avec un des ministres qui affirme, avec ironie et mépris : « je suis parmi ceux qui protestent ! » et telle autre dame qui vient féliciter son chef de gouvernement comme si c’était un exploit d’échouer aussi platement en poussant tout un peuple à demander justice dans les rues. Il y a clairement, et sans l’ombre d’un doute, quelque chose qui ne va pas, quelque chose qui ne tourne pas rond, au sein de ce gouvernement en rupture totale avec les réalités du pays. Ce qui pousse de nombreux observateurs à affirmer que les membres du gouvernement ignorent tout sur ce que le peuple endure comme manque, comme injustice, et comme isolement et marginalisation, à tous les niveaux. Comme ce jeune qui affirme que « Monsieur le chef du gouvernement pense que tous les Marocains sont des milliardaires comme lui ou comme ses amis et ses partenaires. Non, monsieur le chef du gouvernement, la majorité du peuple marocain est pauvre et n’arrive pas à joindre les deux bouts, et ce que vous croyez n’a aucune prise avec les réalités de la société marocaine qui souffre profondément et qui a encaissé jusqu’à l’explosion, aujourd’hui, parce qu’elle ne peut plus tenir le coup. Monsieur le chef du gouvernement est un riche homme d’affaires qui veut gouverner une majorité des pauvres en les rendant encore plus pauvres. Et c’est exactement ce qui est arrivé. Depuis qu’il est à la tête du gouvernement, sa fortune a grossi alors que les Marocains sont devenus encore plus pauvres ! ».
Face à cette situation inextricable, et avec des élections législatives qui ont montré un haut degré de populisme et de corruption, nous avons le pendant, en face : le silence de certains, le cafouillage de certains autres et l’arrogance d’une autre catégories de ministres qui croient que tout est permis, et qui semblent « penser qu’ils sont au-dessus des lois », comme la souligne cette jeune étudiante. Mais il y a pire : la conviction de ce gouvernement que ces manifestations de la jeunesse marocaine n’auront aucun effet, et que tout finira par rentrer dans l’ordre et que l’on va tourner cette parenthèse désenchantée et continuer comme avant. C’est là l’erreur fatale dont est capable ce gouvernement, coupé de toute logique. Croire que ce sont là des incidents qui vont bientôt être oubliés. La rue a parlé. Les jeunes ont désigné les responsables et leurs failles. On a même vu que certains traîtres veulent instrumentaliser ces manifestations pour jouer avec le feu et essayer, en vain, de déstabiliser ce pays solide sur ses assises, qui sont : Dieu, la Nation, le Roi. Les constantes du Royaume sont limpides. En dehors de cette trinité sacrée, tout peut changer. Les gouvernements passent, mais l’union et l’unité du Roi et de son Peuple demeure toujours plus solide et plus forte. On a aussi vu d’autres formations partisanes vouloir instrumentaliser ces sorties dans les rues à des fins électorales dans des manœuvres propagandistes bâtardes et sans effet aucun. Sans oublier, les magouilles de ces barbouzes à la solde des ennemis du Maroc, Algériens et autres, qui veulent noyauter le mouvement des jeunes marocains, sans succès, car le peuple sait ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas, car le peuple sait d’où il vient et où il veut aller. Car le peuple sait surtout quel Maroc il veut pour demain : un Royaume fort par sa Monarchie et son peuple qui vit dignement dans la stabilité et la paix.